Ce matin à 10h, départ depuis le port de Langelille, au calme sous un ciel couvert.
Le chantier naval De Driesprong marque le point de départ de cette étape de 27 kilomètres
vers Blokzijl, à la frontière entre la Frise et l’Overijssel.
À 10h35, premier pont tournant de la journée — les barrières se lèvent,
la circulation s’arrête, DILAMAR passe.
Première manœuvre : l’écluse Mr. H.P. Linthorst Homansluis. Les feux rouge et
vert rythment le passage, le pont-levis se lève pour laisser passer DILAMAR.
En milieu de journée, navigation dans les canaux de Giethoorn, le “Venise du Nord”.
Pas de routes dans ce village — uniquement des canaux, des maisons aux toits de chaume
et des ponts-levis qui s’ouvrent au passage.Les ponts-levis sont manœuvrés par un employé communal. Le droit de passage se règle à la hollandaise : l’employé tend une canne à pêche avec un sabot en bois au bout, dans lequel le capitaine glisse 2,50 €. Un village hors du temps.
À 15h, arrivée à Blokzijl par la Sluis en brug Blokzijl, l’écluse historique qui donne
accès au port intérieur. Une cigogne perchée sur une cheminée observe le passage.
Blokzijl, surnommée autrefois “la Perle du Zuiderzee”, est une ancienne cité marchande
du XVIIe siècle dont les façades à pignons témoignent de la richesse des négociants en tourbe.
En fin d’après-midi, le ciel s’est dégagé sur le port intérieur. DILAMAR est amarré au
cœur de la vieille ville, entouré de bateaux hollandais traditionnels. Les façades à
pignons du XVIIe siècle se reflètent dans l’eau calme du bassin — une belle récompense
après 27 kilomètres de navigation.





