Départ de Blokzijl le 3 juin au matin. Deux jours de navigation pour rejoindre Urk, à travers les polders de l'Overijssel et le Ketelmeer — avec une surprise de taille à mi-chemin.

À la Voorstersluis, le ciel se ferme brutalement. En quelques minutes, une averse violente s'abat sur le bateau. On s'éclusse sous des trombes d'eau, trempés mais le sourire aux lèvres.

Conséquence directe de l'averse : les souliers trempés trouvent refuge dans la cale moteur pour sécher. La chaleur du Perkins fait le reste.

À la Marknessersluis, on attend devant l'écluse — les feux passent au rouge. La porte se coince en s'ouvrant. L'éclusier appelle les secours, un plongeur est dépêché. Trois heures d'attente avant de pouvoir passer. Nous passerons la nuit à Emmeloord.

Le lendemain matin, départ d'Emmeloord sous un ciel plus clément. En chemin vers Urk, on passe à côté de ce bateau historique immaculé amarré au bord du canal — coques brun et jaune, cheminée rouge et blanc, pavillon frison. Une restauration remarquable.

Arrivée à Urk par l'Urkersluis. On monte vers l'IJsselmeer — **5,75 mètres** de différence entre le polder et l'IJsselmeer. DILAMAR s'élève lentement, les murs de l'écluse descendent autour de nous.

DILAMAR amarré au port de Urk, sous un soleil enfin revenu. Deux jours de navigation, une panne d'écluse, une averse mémorable — et l'arrivée dans l'un des ports les plus pittoresques des Pays-Bas.
